Évite le bad trip

Aujourd’hui, un peu plus d’1 conducteur sur 200 conduit en étant sous l’influence de drogue (cocaïne, cannabis, opiacés, etc.).

Or, les drogues constituent un réel danger pour la conduite automobile car leurs effets influencent directement le comportement et la perception du conducteur.

Une part importante des consommateurs sous-estiment les risquent liés à la conduite sous influence de drogue.
En effet, 65 % des conducteurs sous influence de drogue considèrent que le cannabis est moins dangereux que l’alcool au volant et 31 % affirment que fumer du cannabis avant de conduire est sans conséquence. 

À titre indicatif

  • Si tu prends le volant après avoir fumé du cannabis = 2X plus de risques d’avoir un accident qu’une personne clean.
  • Si tu prends le volant après avoir fumé du cannabis et que tu as un taux d’alcool de 0,8 g/l de sang (0,35 mg/l d'air) = 100X plus de risques d’avoir un accident qu’une personne n’ayant pas consommé. Les effets du cannabis et de l’alcool se cumulent au volant. 

Quelle drogue, quel effet ?

Cannabis

Le cannabis et ses produits dérivés ont un effet calmant, mais ne permettent pas d’être plus détendu au volant. Au contraire, le cannabis cause des problèmes de concentration et d’attention. On perçoit moins bien l’environnement, il est difficile de maintenir une trajectoire droite, d’évaluer les distances et de coordonner ses mouvements ce qui  provoque une perte des réflexes et augmente le temps de réaction.

Le cannabis est la drogue la plus consommée en Belgique et notamment en Wallonie. Son utilisation est concentrée chez les jeunes adultes âgés de 15 à 34 ans et est plus répandue chez les hommes .

Cocaïne, amphétamine, méthamphétamine, cathinones, entactogènes (ecstasy, MDMA)

La cocaïne, les amphétamines, les méthamphétamines, les cathinones, les entactogènes (ecstasy, MDMA) ont un effet euphorisant et donnent un sentiment de confiance en soi qui conduit à prendre des risques. Elles sont aussi la source d’une perte de coordination, d’une augmentation de l’inattention. Ces produits quand ils ne font plus effets provoquent épuisement et endormissement.

Opiacés (héroïne, morphine)

Les opiacés ont un effet anesthésiant, soporifique et/ou calmant qui implique une diminution des capacités physiques et mentales. Le résultat : une conduite lente, une perte de coordination et un temps de réaction allongé, de la somnolence et une vision trouble.

Hallucinogènes LSD et similaires

Les hallucinogènes causent des troubles de la perception, des hallucinations, une incapacité à faire la distinction entre la réalité et l’imaginaire ce qui génère de la confusion et une perte de contrôle de soi. Ces produits provoquent aussi des réactions de panique et de confusion qui peuvent induire des comportements à risques.

Il y a deux choses que tu dois absolument retenir en matière de drogues :

  • S’il existe bien une tolérance quant à la possession de cannabis ; il n’y a aucune tolérance pour la conduite d’un véhicule sous influence de drogue, même avec une quantité minime.
  • Des traces de drogues sont encore détectables dans ta salive bien après que tu aies consommé et donc bien après que la drogue ait fait son effet. Par exemple, tu as fumé du cannabis hier soir et tu prends la voiture ce matin, si tu fais l’objet d’un contrôle, il se peut que les policiers détectent des traces de cannabis dans ta salive et donc que tu sois sanctionné, même si ta consommation date de la veille et que tu n’en ressens plus vraiment les effets.

On peut détecter dans la salive des traces :

  • de THC (principe actif du cannabis) jusque 14 heures ou plus après l’arrêt de sa consommation;
  • d’amphétamines (le speed) qui sont détectables de 10 minutes à 3 jours après la prise;
  • de cocaïne et de crack qui sont détectables de 1 à 3 jours après la prise;
  • d’opiacés (la morphine et l’héroïne) qui sont encore détectables quelques jours après la prise.

Analyse salivaire ou test sanguin positif

  Etat d’ivresse ou état similaire à la suite de consommation de drogue  

  Refus de test salivaire sans motif valable 

Pas de perception immédiate possible

Interdiction de conduire pendant 12 h (renouvelable)

Retrait immédiat du permis de conduire pour minimum 15 jours et maximum 6 mois et demi

Renvoi devant un tribunal

  Déchéance du droit de conduire de 1 mois à 5 ans ou définitive 

Déchéance du droit de conduire de 3 mois à 5 ans ou définitive

Déchéance du droit de conduire

 

Pendant les deux premières années après l’obtention de ton permis, si tu es contrôlé positif, ton permis te sera obligatoirement retiré et tu seras renvoyé devant un tribunal.

Au tribunal, c’est le juge qui décidera de la sanction mais sache qu’outre une amende pénale, tu devras à nouveau passer ton permis théorique et/ou pratique selon la décision du juge