La conduite d’un véhicule n’est pas toujours simple et elle se complexifie rapidement sous certaines conditions climatiques

En cas de pluie

La pluie peut considérablement réduire ta visibilité et modifier ta perception des distances. De plus, les dépassements deviennent assez difficiles à cause de l’eau projetée par les autres véhicules.

  • Fais notamment attention aux camions qui projettent beaucoup plus d’eau que les autres véhicules.
  • Quand il « drache », adopte une conduite douce pour ne pas avoir à freiner brusquement ou à donner des coups de volant.
  • Tu dois également allumer tes feux de croisement quand la visibilité est inférieure à 200 mètres et tes feux antibrouillard arrière quand la visibilité est inférieure à 100 mètres.

Reste vigilant au fait que, même lorsqu’il ne pleut plus, la chaussée reste mouillée et cela comporte des risques, surtout en termes d’adhérence et de freinage. Ainsi, la distance de sécurité entre ton véhicule et celui qui te précède doit être augmentée, compte 3 crocodiles.

Quand il pleut ou que la chaussée est mouillée, les tracteurs peuvent laisser de la boue sur la route en sortant des champs. Méfies-en-toi car elle pourrait glisser autant qu’une plaque de verglas. En automne, fais aussi attention aux feuilles tombées sur la route qui pourraient te faire perdre de l'adhérence.

En cas de pluie et/ou de route mouillée, un risque supplémentaire apparait : l’aquaplaning.

L’aquaplaning (ou aquaplanage) est la perte de contrôle du véhicule sur une chaussée recouverte d’eau. Ce phénomène se produit quand tu roules vite et que la quantité d’eau sur la route ne peut plus être évacuée par tes pneus. Ces derniers perdent toute adhérence avec la route. Si tes pneus sont usés, ce phénomène interviendra plus rapidement.
 

Pour éviter l’aquaplaning : 

  • Réduis ta vitesse et encore plus en cas de pluie violente.
  • Vérifie régulièrement l’état de tes pneus et leur pression.
  • Méfie-toi des cuvettes (grandes flaques) notamment en bas des descentes, car l’eau peut s’y accumuler.
  • Observe les traces laissées par les autres voitures : plus elles sont étroites, moins l’eau est évacuée de la chaussée.

En cas de brouillard

90 % des informations nécessaires à la conduite passent par la vue, or le brouillard modifie la façon dont on perçoit les choses ; on perçoit moins bien les distances et les obstacles sont masqués.

  • Réduis ta vitesse et augmente la distance de sécurité entre ton véhicule et le véhicule devant toi.
  • Allume tes feux de croisement, ainsi que le feu anti-brouillard arrière en cas de très faible visibilité. N’oublie pas d’éteindre tes feux dès que tu sors des nappes de brouillard. 
  • Attention au brouillard givrant ! Il s’agit d’un brouillard composé de gouttelettes d’eau qui gèlent au moindre contact avec le sol. Les brouillards givrants peuvent entraîner des dépôts importants sur la chaussée, rendant les conditions de circulation extrêmement difficiles.
Si tu conduis un véhicule récent dont les phares s’allument automatiquement, il se peut que tu doives passer en commande manuelle pour allumer les feux anti-brouillard.

En cas de vents forts

Les vents violents peuvent provoquer des écarts de trajectoire, surtout pour les voitures plus légères. 

En cas de vents forts ou d’avis de tempête, il faut être particulièrement vigilant sur la route ; réduis ta vitesse, cela te permettra de mieux contrôler ton véhicule. 
Les effets du vent peuvent être accentués à certains moments : à la sortie de tunnels, de ponts ou de zones non exposées, ou encore à la suite du dépassement d’un poids lourd ou d’un car. 
En sortie d’un virage sois attentif, car un obstacle (branche, objets divers, etc.), arraché par le vent, pourrait se trouver sur la route . 
 

En hiver 

À l’approche de l’hiver et pendant toute la saison froide, il est indispensable de remplir le réservoir du liquide lave-glace avec un produit antigel, de vérifier l’état des pneus , mais aussi le bon fonctionnement de la batterie et des systèmes d’allumage, d’alimentation, de dégivrage et de chauffage. Dès que les températures descendent en dessous de 0°C, attends toujours que tes vitres soient correctement dégivrées avant de prendre la route. 

Certaines journées d’hiver, le soleil plus bas peut éblouir le conducteur. De plus, en hiver, après une période de temps maussade, le pare-brise des véhicules peut être assez sale, ce qui peut encore accentuer l’éblouissement.

En cas de neige

En cas de chute de neige, le plus prudent sera de limiter tes déplacements, surtout si la route n’est pas dégagée. Il semble évident que pour conduire en cas de chute de neige ou de plaque de verglas, ta voiture devrait être équipée de pneus hiver.

Toutefois, si la neige vient à tomber quand tu es sur la route, réduis ta vitesse car la chaussée risque d’être glissante. Prévois une distance de sécurité encore plus importante que par temps sec. En cas de fortes chutes, allume tes feux de croisement et les feux de brouillard avant et arrière. Par ailleurs, laisse la priorité aux engins de déneigement et de salage.

En cas de verglas

S’il y a du verglas sur la route, ne prends la voiture qu’en cas d’absolue nécessité !

Les plaques de verglas sont difficiles à repérer et une fois dessus, il devient compliqué de contrôler le véhicule.

La distance de sécurité entre ton véhicule et celui qui te précède devra être de minimum 4 crocodiles. Anticipe les freinages, roule au pas et manœuvre le plus doucement possible pour garder la maîtrise du véhicule. Laisse la priorité aux engins de salage et méfie-toi des zones à risque : entrées et sorties d'autoroutes, au-dessus et en-dessous des ponts, les traversées de forêts, aux fonds des vallées, etc.

Si tu possèdes un véhicule assez récent, et muni de capteurs ou d’une caméra, veille à ce que ces équipements restent propres pour qu’ils fonctionnent correctement et que tu puisses les utiliser sans problème.